« L’expertise peut aussi se conjuguer au féminin » Clémentine LECLERCQ et Mathilde DUEE, binôme d’arbitres de handball

Dans le prolongement de la Journée Internationale des droit des Femmes, Tous Arbitres continu à mettre à l’honneur des femmes arbitres de tous niveaux, amateures et professionnelles. Rencontre avec Clémentine LECLERCQ et Mathilde DUEE, duo d’arbitres de handball.

 

Quel a été le déclic pour vous lancer dans l’arbitrage ?

Nous avons d’abord pris le sifflet pour dépanner nos clubs respectifs. Nous avons ensuite été désignées ensemble par notre ligue en région. Puis nous sommes lancées, au niveau national, après avoir décidé de mettre fin à notre carrière de joueuse en Nationale.

Que est votre parcours d’arbitre ?

Nous avons un parcours très atypique car nous n’avons pas été inscrites dans les filières jeunes etc… Nous avons simplement suivi la filière « classique » en étant souvent les plus jeunes et nous sommes hissées petit à petit.

Quel a été votre meilleur souvenir d’arbitre ?

Il y en a plusieurs mais deux en particulier : les finales de Coupe de France à Paris Bercy,< il y a quelques années maintenant et les finales ultra-marines en Martinique la saison dernière.

En tant que femme, cela a-t-il été simple de vous faire une place ?

Lorsque nous avons commencé, le concept de féminisation n’était pas très en vogue… Nous avons dû prouver un peu plus peut-être au départ : démontrer que nous étions là pour nos compétences et pas grâce au fait d’être des femmes mais quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui convaincues d’être légitimes pour les bonnes raisons.

Voyez-vous justement des changements d’attitude depuis vos débuts ?

Nous avons de plus en plus la sensation que la figure féminine dans l’arbitrage a fait du chemin. Les gens sont de moins en moins « surpris » de voir des femmes officier. Les mentalités changent et c’est une très bonne chose.

Est-ce que la réussite des arbitres Françaises ces derniers mois à eu un impact sur vous ?
(Stephanie Frappart en finale de Coupe du Monde de football, Charlotte et Julie Bonaventura en finale de Coupe du Monde de handball notamment )

Il est évident que ces femmes oeuvrent pour la reconnaissance de notre place dans une discipline encore majoritairement masculine. Elles prouvent que l’expertise peut aussi se conjuguer au féminin.

Qu’est-ce que l’arbitrage vous a apporté dans votre vie ?

C’est une véritable passion d’abord et être une femme arbitre permet, entre autre, de faire rejaillir les bénéfices de cette activité dans nos vies professionnelles et personnelles (respect, confiance en soi,…)

Conseilleriez vous à une jeune femme de se lancer dans l’arbitrage et pourquoi ?

Sans aucun doute parce que c’est une autre vision de notre sport d’abord et parce c’est un domaine qui nécessite plus de représentativité féminine encore.

Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?

D’être les plus performantes possible et de continuer à prendre plaisir.