Un 4ème Pole d’Excellente du Football Amateur inauguré à Amiens

La FFF et les autorités locales ont inauguré lundi 31 mai le Pôle d’excellence du football amateur (PEFA) d’Amiens, quatrième structure de ce type en France.

Après ceux de Liévin (Hauts-de-France), Strasbourg (Grand-Est) et Briffaut-Valence (Auvergne Rhône-Alpes), un quatrième Pôle d’excellence du football amateur (PEFA) a été labellisé par la Fédération, à Amiens. Ces structures ont pour objectif de former pour le plus haut niveau amateur de jeunes joueurs et joueuses de sections sportives scolaires dans les disciplines du football traditionnel masculin et féminin, mais aussi en futsal et en arbitrage.

  • 104 joueurs et joueuses inscrits au PEFA d’Amiens.
  • 70 joueurs, 48 en football classique et 22 en futsal.
  • 24 jeunes joueuses inscrites dans la structure.
  • 10 élèves arbitres dans cette filière, filles et garçons.

Le directeur technique national Hubert Fournier a inauguré ce dernier en date au lycée Louis-Thuillier le lundi 31 mai, aux côtés notamment de Cédric Bettremieux (président de la Ligue des Hauts-France), Raphaël Muller (recteur de l’Académie d’Amiens), Bruno Fagnoni (responsable technique de ce nouveau pôle) et de l’arbitre international Ruddy Buquet, parrain de ce PEFA. Le DTN explique l’originalité des PEFA et le rôle complémentaire qu’ils jouent dans la formation à la française.

UNE PRATIQUE DIVERSIFIÉE

« Les PEFA sont des structures ayant pour vocation de permettre à certains jeunes d’avoir une pratique du football renforcée durant leurs années de lycée, avec un conventionnement passé avec l’Éducation nationale, les établissements scolaires qui les abritent et accompagnés par la ligue régionale de leur ressort. Leur particularité est d’avoir une variété de la pratique avec des sections foot à onze masculine et féminine, une autre de futsal et une dernière d’arbitrage. Chaque PEFA réunit donc ces quatre entités au sein de la même structure pour donner de la mixité et ouvrir d’autres horizons vers l’arbitrage et une pratique diversifiée comme le futsal ».

DES PASSERELLES ENTRE LES DISCIPLINES

« À l’image de ce qui existe avec la double licence et dans d’autres structures organisées par la DTN, il est tout à fait possible à ces jeunes d’être, par exemple, à la fois joueur ou joueuse et arbitre. C’est un aspect « passerelle » que nous avons travaillé avec la Direction technique de l’arbitrage, afin de permettre notamment aux jeunes arbitres de continuer à pratiquer tout en commençant à s’exercer au sifflet. Cela leur permet d’avoir un cursus de formation accéléré et il n’est pas rare qu’à leur sortie d’un PEFA ils soient intégrés directement dans les championnats régionaux. Cela sensibilise aussi les autres à la réalité de l’arbitrage, en côtoyant des jeunes de leur âge déjà lancés dans cette filière de directeur de jeu, pouvant aller jusqu’à susciter des vocations chez eux. Et il en va de même pour le futsal ».

UNE ÉCOLE DE LA « SECONDE CHANCE »

« Les PEFA ont aussi vocation à donner une seconde chance à certains profils qui n’ont pas été retenus dans les centres de formation. Cela leur permet de garder une pratique importante avec un encadrement fédéral de qualité. Ils s’inscrivent en complémentarité des sections sportives scolaires qui existent sur tout le territoire, les pôles Espoirs bien sûr mais aussi les centres de formation. Certains profils n’ayant pas été retenus à l’âge de 15 ans dans ces centres puis ayant suivi le cursus d’un PEFA ont rebondi ensuite en ayant l’opportunité d’intégrer un centre de formation quelques années plus tard ».

ET DE QUATRE, ET ENSUITE ?

« Le PEFA d’Amiens [District de la Somme] est le quatrième et le deuxième en Ligue des Hauts-de-France après celui de Liévin [District Artois]. Le premier a été ouvert en Auvergne Rhône-Alpes à côté de Valence [District Drôme-Ardèche]. Cette Ligue des Hauts-de-France a pris pleinement conscience des bienfaits d’un PEFA, qui permet notamment d’élever le niveau régional du football amateur. On a maintenant des projets sur d’autres ligues, mais il est encore un tout petit tôt pour en parler ».

 

© Source FFF