Remise de maillots aux arbitres de la finale de Top 14 par l’Amicale des Arbitres de finale

Depuis le début des années 70, chaque veille de finale, l’arbitre qui officie le lendemain est célébré de façon symbolique et quasi rituellique par ses anciens, ceux qui un jour l’ont précédé au sifflet sur une finale du championnat de France.

Rares sont les joueurs n’ayant pas été émus à l’instant de la remise du maillot par leur entraineur à la veille d’un match, il en est de même chez les arbitres. Il se voit remettre son maillot, en présence du Président de la FFR, de celui de la LNR depuis que le championnat est devenu professionnel, et du groupe La Poste partenaire de la fédération et des arbitres. Francis Palmade (arbitre des finales de 1974 et 1979) préside depuis le début des années 2000 aux destinées de cette amicale. « Il est important pour nous de célébrer celui qui va diriger la finale, c’est notre façon de transmettre un peu de notre expérience, mais surtout de notre affection et de notre soutien, car nous savons qu’une finale, surtout quand on arbitre sa première, est un moment particulièrement fort et émouvant »

Un dresscode bien défini, et pour le récipiendaire la remise du maillot mais aussi de la cravate de finaliste, objet plus que symbolique, qui ne doit être porté que les soirs de finale, et obligatoirement porté par tous les anciens, cravate que l’on doit garder précieusement toute sa vie, sans jamais l’offrir, la perdre, ce à quoi veille Yves Bressy (finale de 1985) « j’ai en charge la partie administrative de l’amicale, mais aussi de veiller à ce que nos membres respectent ce rituel, et les mettre à l’amende s’il le faut » précise-t-il l’œil malicieux.

Cette année encore, pour les mêmes raisons sanitaires, ce rite de passage qui permet à l’arbitre de passer du statut d’arbitre, à celui d’arbitre de finale ne pourra avoir lieu. « Nous ne pourrons nous réunir comme à l’accoutumée » ajoute Francis Palmade « et nous en sommes désolés, car cette cérémonie est aussi l’occasion de maintenir le lien indéfectible qui existe entre les anciens et les jeunes qui nous rejoignent. Pour certains de nos grands anciens, et de la quarantaine d’adhérents, c’est aussi l’occasion de retrouver un peu de leur jeunesse »

Une amicale qui existe depuis maintenant près de 50 ans, impulsée par Charles Durand (finales de 1950 et 1957 et ancien président de la Commission Centrale des Arbitres), à laquelle René Hourquet (finale de 1983) souhaitera donner un cadre et un cérémonial forts, et qui fut animée par de grands noms de l’arbitrage français (Paul Madelmont, Gilbert Chevrier, Michel Messan, Yves Bressy) et est présidée depuis le début des années 2000 par Francis Palmade, une amicale qui prend soin aussi de ses grands anciens, à l’image de Robert Calmet (finale de 1964) qui en est aujourd’hui le doyen.

« C’est aussi cela l’arbitrage » conclue Franck Maciello « il nous appartient de faire vivre la reconnaissance que nous devons à ceux qui ont un jour nous ont précédé, car nous ne sommes que de passage, et il est de notre devoir de transmettre aux plus jeunes, pour qu’à leur tour ils soient un jour des passeurs. Etre arbitre, ce n’est pas de briller un jour ou l’autre sous la lumière, c’est surtout et avant tout un engagement, pour les autres. »

 

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