Olivier Monnier : Arbitre de basketball et Directeur de Secteur à La Poste (55 ans, Alençon, Normandie)

Olivier Monnier : arbitre de basket et Directeur de Secteur à La Poste

Depuis quand travaillez-vous à La Poste et sur quelle fonction ?

Je suis à La Poste depuis 1989. J’ai un parcours classique, de guichetier à Directeur de Secteur avec plusieurs bureaux de poste à gérer en faisant quasiment les grands métiers historiques de l’entreprise : le réseau, le courrier, le courrier-entreprise, la banque postale. Jusqu’en 1992, j’ai été guichetier. De 1992 à 1997, j’ai été responsable forces de ventes en distribution départementale. Ensuite, jusqu’à 2000, j’étais en délégation à Rennes, comme chargé d’affaires auprès des directions départementales de l’Ouest et des centres financiers. De 2000 à 2005, j’étais directeur d’établissement. Puis, jusqu’en 2013, je suis allé à la Direction Opérationnelle Territoriale de la branche Courrier d’Angers sur différents métiers : animateur des ventes, manager des ventes, manager développement, chargé d’affaires commercial. Depuis 2013, je suis revenu dans l’Orne en tant que Directeur de terrain, puis Directeur de secteur depuis 2015 (ce qui représente une vingtaine de personnes sur 5 bureaux sur le secteur d’Alençon).

Pouvez-vous présenter votre parcours d’arbitre ?

J’ai d’abord été joueur de basket de longues années. En 2005-2006, j’ai choisi de passer à l’arbitrage avec un cursus classique : les formations départementales, puis les formations régionales avec une progression d’année en année jusqu’au championnat de France. Depuis quelques années, je me suis concentré sur la partie formation. J’appartiens au club de l’UBCUA, plus gros club de Normandie et qui a une école d’arbitrage. On a une vingtaine d’enfants que l’on initie régulièrement à l’arbitrage avec une équipe de 12-13 arbitres confirmés, qui vont du championnat de France aux championnats départementaux. Nous avons des équipes engagées sur tous les championnats et au total plus de 400 licenciés : c’est une grosse structure avec des équipes premières en Nationale 1 chez les femmes et en pré-nationale chez les hommes.

Selon vous, quelles sont les valeurs communes que vous rencontrez dans votre fonction postale et dans votre fonction arbitrale ?

Oui, bien sûr. Déjà, il y a le respect des règles et de la gestion des équipes : on appelle un arbitre « le directeur de jeu ». Professionnellement, c’est exactement la même chose : en partie, faire respecter les règles et organiser le quotidien avec des collaborateurs spécialisés dans chaque domaine. Ce n’est pas le même maillot, mais c’est la même chose ! Le management opérationnel, professionnellement, c’est encadrer, animer, appliquer les règles, parfois sévir : le basket, c’est la même chose, le rapprochement va dans les deux sens.

Dans le contexte actuel, votre expérience d’arbitre vous aide-t-elle dans votre quotidien de postier ?

En fait, je dois inverser votre question car j’ai connu ma première expérience de manager dans le monde professionnel et non pas en tant qu’arbitre. J’étais joueur auparavant (peut-être d’ailleurs un joueur difficile à gérer !) donc je savais ce qu’était un arbitre. Mon expérience professionnelle m’a aidé dans mon appréhension de ma fonction d’arbitre.
L’arbitrage m’a aussi ouvert des possibilités avec le club et le comité départemental : par exemple, j’ai été donner des formations d’arbitrage dans une prison pendant un an (à l’initiative de la prison d’Argentan dans le cadre de programmes d’aide à la réinsertion).

En tant qu’arbitre, dans un contexte où le respect des règles est particulièrement important, auriez-vous un message à faire passer ?

Déjà, se maintenir en forme est important ! Le message, c’est de rester chez soi : on peut très bien se maintenir en forme à la maison. C’est aussi l’opportunité de relire les règlements de jeu. Je sais que sur le site de la Fédération, il y a des quizz, des e-learnings… Tous les joueurs et les arbitres sont impatients de reprendre ! Pour l’instant, il faut respecter la règle.

La mission de service public est un dénominateur commun entre votre activité professionnelle de postier et votre fonction arbitrale, est-ce important pour vous et pourquoi ?

Oui, et je parle plutôt de service « au public ». Du côté professionnel, on essaie de rendre le maximum de services au public et aux clients. On est assez fier de pouvoir se dire que l’on essaie de servir nos clients au mieux, pas toujours dans les meilleures conditions (encore quelques bureaux fermés) mais on s’adapte. Nous aussi, nous avons des collègues qui ne peuvent pas venir travailler pour des raisons médicales donc c’est de l’adaptation. C’est le pendant à tout ce qu’on fait au basket en termes d’animation, de services à notre public que sont les jeunes, les moins jeunes. Il y a un vrai lien et foncièrement, tout cela se rejoint ! Le secteur associatif rejoint le monde de l’entreprise, en tout cas celui de La Poste dans le sens où nous sommes au service des différents publics.

 

 


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