Les soeurs Bonaventura à l’EHF Euro 2022

Figures incontournables de l’arbitrage français, officiant aussi bien en Liqui Moly Starligue qu’en Ligue Butagaz Énergie, ainsi que sur les rendez-vous européens, les sœurs Charlotte et Julie Bonaventura seront de l’Euro masculin qui s’ouvre ce jeudi. Une nouvelle compétition de haut niveau qu’elles accrochent à leur « palmarès », sans que cela ne devienne une routine.

La journée touche presque à sa fin et l’heure du rendez-vous téléphonique que l’on s’était fixé avec Julie Bonaventura s’affiche. Il est 19 h pile. Un horaire d’échauffement quand les championnats ou les grandes compétitions battent leur plein, mais pour l’instant, c’est petite trêve pour le binôme français avant d’embrayer sur un rythme effréné. La discussion risque néanmoins d’être à bâtons rompus tant on connait la passion de notre interlocutrice pour la chose arbitrale. La sonnerie retentit… Une fois, deux fois, trois fois… Premier avertissement, second avertissement, carton jaune… ? Pas le moins du monde ! Puisque, carrée, la voix ensoleillée de l’arbitre lance son plus sympathique « allô » ! On n’attendra donc pas deux minutes sur le banc pour parler terrain. « J’étais en train de terminer ma valise pour partir à Bratislava. » On s’enquiert de savoir si le sifflet et les cartons n’ont pas été oubliés. « Non, ça fait partie des premières choses que l’on range ! (rires). » Ainsi Charlotte et Julie Bonaventura sont de nouveau appelées à représenter l’arbitrage français sur les parquets internationaux avec une fraîcheur et un sérieux qui semblent inhérents à leur carrière : « On est très contentes de représenter la France lors de cet Euro, mais on n’est pas du genre à être fières plus que ça. C’est surtout une vraie responsabilité quand on reçoit une désignation pour un championnat d’Europe comme celui-là. On porte le drapeau de l’arbitrage français. Cela fait des années que l’école d’arbitrage à la française est reconnue et c’est important d’être présents. Mais il ne faut surtout pas se reposer sur nos lauriers. Il faudra travailler dur. La fierté, on l’aura peut-être après quand on aura réalisé une bonne compétition. On a d’abord envie de bien faire. »

« Les instances ont besoin d’arbitres de confiance »

Avec pas moins de trois JO, deux Mondiaux et donc deux Euros hommes et une majeure partie des compétitions féminines depuis 2009, ainsi que des finales disputées à tous les niveaux, la paire fait partie des valeurs sûres au niveau national et international. Un véritable sacerdoce qui nécessite d’être toujours focus sur ses objectifs, avec un état d’esprit de haut niveau, lui aussi. « On s’impose la même rigueur sur une rencontre de l’Euro que sur un match de championnat », insiste la femme en noir. « Parce que, quand on a un certain niveau, les gens attendent une certaine performance et on ne peut pas se permettre le moindre relâchement. On ne peut pas se satisfaire d’un match moyen. L’exigence est très forte envers nous-mêmes car on doit respecter le travail des joueurs et des entraîneurs. Et se respecter nous-mêmes, aussi. Quand il y a des compétitions qui durent trois semaines, le plus dur, c’est de maintenir le même niveau de performance sur chaque match. Il faut que ça soit linéaire. On ne peut pas se permettre un mauvais match un jour, puis d’être bon le lendemain, et de nouveau moins bon ensuite. Les instances ont besoin d’arbitres de confiance sur lesquels elles peuvent s’appuyer. Il faut que les arbitres soient bons tout de suite. Le plus dur, c’est de rester frais et dispo physiquement et mentalement. L’usure ne doit pas s’installer. »

 

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