Clémence : Arbitre de rugby et infirmière en réanimation

Quel est votre métier ?

Je suis infirmière en réanimation à Clamart dans le 92 depuis juillet 2019, ça ne fait pas encore un an.

Pouvez-vous présenter votre parcours d’arbitre ?

J’ai commencé l’arbitrage à 15 ans, c’était ma 7ème saison cette année. Je suis en train de passer l’examen du fédéral. Je le repasse cette année, nous aurions du passer l’écrit la semaine dernière mais avec le confinement, tout est repoussé et l’on ne sait pas encore quand cela se déroulera.

Est-ce qu’il y a des similitudes entre vos deux activités ?

La première des similitudes est la responsabilité. Dans les deux cas, on est responsable des décisions que l’on prend, des actes que l’on fait et de la manière dont on se comporte.

Dans les deux cas, dans l’arbitrage ou dans votre métier, il y a une grande part de relationnel ?

Oui, je dirais qu’il y a une part de relationnel dans les deux, je pense que, que ce soit au travail ou sur le terrain, le relationnel est différent. Je pense que ce n’est pas du tout le même relationnel et autant d’un côté on peut être empathique et de l’autre non.

Est-ce-que votre pratique de l’arbitrage vous aide dans votre métier au quotidien ?

Je pense que l’arbitrage permet d’avoir confiance en soi et d’être sûr de ce que l’on fait et que l’on a à peine quelques secondes pour prendre une décision. Au travail, c’est exactement la même chose. Quand il se passe quelque chose, on a un demi seconde pour réagir et peu importe la décision que l’on prend, elle est prise. Cela revient à être responsable de ce que l’on fait.

Comment parvenez-vous à concilier vos deux activités, qui nécessitent beaucoup d’engagement, avec votre vie personnelle et familiale ?

Jusqu’à septembre, c’était assez facile, parce que j’étais à l’école : la semaine, c’était l’école et le week-end le rugby. A partir de septembre, il a fallu faire des choix et je ne voulais renoncer à aucun des deux. Je me suis arrangée avec mon travail, où au lieu de travailler un week-end sur deux, j’ai pu travailler un week-end par mois et avoir 3 week-ends de disponibles par mois pour aller arbitrer, à part quelques exceptions. Après, c’était en accord au travail, avec mes collègues.

En tant qu’arbitre, dans un contexte où le respect des règles est particulièrement important, auriez-vous un message à faire passer ?

J’allais dire : rester chez soi, un message que l’on entend beaucoup à l’heure actuelle ! Par rapport à l’arbitrage, je dirais que le dimanche on a un certain nombre de règles à respecter. Et là, il y en a une surtout, c’est de rester chez soi

 


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