Alexandre Gadois : Arbitre de rugby et facteur service expert

Depuis quand travaillez-vous à La Poste et sur quelle fonction ?

Je travaille à La Poste depuis bientôt dix ans. J’ai commencé en CDD, je suis maintenant facteur service expert et je fais aussi parfois des remplacements en tant que responsable opérationnel avec un management d’une équipe de 10 à 12 facteurs en plus de mes tournées.

Pouvez-vous présenter votre parcours d’arbitre ?

Je joue au rugby depuis mes six ans et j’ai commencé l’arbitrage il y 4 ans : je suis passé en cours de formation, puis stagiaire et arbitre territorial il y a deux ans. Les deux premières années, je continuais de jouer et d’arbitrer. Depuis deux ans, je ne joue plus et me consacre à fond à l’arbitrage.

Selon vous, quelles sont les valeurs communes que vous rencontrez dans votre fonction postale et dans votre fonction arbitrale ?

Selon moi, la confiance, l’équité et l’esprit d’équipe sont des valeurs communes. Même si l’on est parfois tout seul sur le terrain, quand on se trouve avec les autres arbitres, on sent qu’on forme une équipe. L’éthique est aussi une valeur commune entre mes deux fonctions, parce que l’arbitre et le facteur sont tous les deux des symboles, ils véhiculent une image et sont tous les deux au service du jeu d’un côté, ou des clients de l’autre côté.

Dans le contexte actuel, votre expérience d’arbitre vous aide-t-elle dans votre quotidien de postier ?

Mon expérience d’arbitre, même si elle est relativement récente, m’a beaucoup aidé à prendre confiance en moi par rapport à mon poste. En tant que FSE (Facteur service expert) et pour mes remplacements Europe, il m’arrive d’intervenir devant l’équipe. En ce moment, mon expérience d’arbitre m’aide à faire respecter les règles et les gestes barrières à mes agents, comme les nouveaux process de distribution des objets signalés.

En tant qu’arbitre, dans un contexte où le respect des règles est particulièrement important, auriez-vous un message à faire passer ?

On dit qu’on a plus de chances de remporter le match quand l’on connaît et l’on respecte les règles. Donc il faut respecter le confinement pour pouvoir remporter cette bataille, et éventuellement faire la 3ème mi-temps après…

La mission de service public est un dénominateur commun entre votre activité professionnelle de postière et votre fonction arbitrale, est-ce important pour vous et pourquoi ?

Evidemment, c’est une des causes principales pour lesquelles je fais ce métier : rendre service aux gens. On l’a bien vu au début du confinement, quand les bureaux de poste étaient fermés ou que l’on passait à trois jours de distribution, ce service manquait. Etre arbitre, c’est pareil : on est au service du jeu, s’il n’y a pas d’arbitre, il ne peut pas y avoir de match.


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