Aline Anastase : Arbitre de football et conseillère clientèle

Depuis quand travaillez-vous à La Poste et sur quelle fonction ?

J’ai démarré à La Poste via un emploi jeune en tant qu’agent d’accueil en 1998. J’avais un BTS tourisme et petit à petit, j’ai passé des concours de chargée de clientèle (anciennement guichet). J’ai fait un peu tous les métiers, la comptabilité, la caisse puis j’ai passé le concours de conseiller financier grâce à ma manager qui m’a motivée. Maintenant, depuis bientôt sept ans, je suis conseillère clientèle.

Pouvez-vous présenter votre parcours d’arbitre ?

En 2017, à 40 ans, je me suis d’abord inscrite dans une équipe féminine de football, qui cherchait une joueuse, car on me l’a proposé. Puis, je me suis renseignée sur l’arbitrage sur le site de la Fédération Française de Football, sur le site internet Tous Arbitres que soutient La Poste. Puis, je me suis lancée pour passer le concours. J’ai suivi une formation de deux mois qui a commencé en octobre 2018. En parallèle de mon travail, le mercredi soir, j’allais à la formation puis à mon entraînement de foot, je faisais les deux. Fin décembre 2018, on m’a annoncé que j’avais réussi le concours. En février 2019, j’ai commencé à arbitrer mes premiers matchs en tant que stagiaire. Après avoir été stagiaire pendant à peu près un an, j’ai appris en février 2020 que j’avais été validée et que j’étais désormais arbitre officielle.

Selon vous, quelles sont les valeurs communes que vous rencontrez dans votre fonction postale et dans votre fonction arbitrale ?

En tant que conseiller clientèle, je peux passer dans la journée d’un client patrimonial avec de l’assurance vie, à monter les crédits immobiliers ou recevoir un client qui vient pour ouvrir son premier compte. Tout le monde a le droit d’avoir un compte, tout le monde a le droit d’avoir une banque. Cette équité, ici pour tous nos clients, on la retrouve dans l’arbitrage. J’arbitre et je m’organise dans les matchs de la même manière, peu importe l’équipe, qu’elle soit en haut ou en bas des classements. Je me prépare de la même manière et me mets dans les mêmes conditions pour tous les matchs.

Mon sens de l’organisation m’a aussi beaucoup aidée dans l’arbitrage : dans mon quotidien de conseiller clientèle, je suis très organisée et rigoureuse (il le faut sur les dossiers !). Pour arbitrer un match, mes sens de l’organisation et de l’écoute m’aident beaucoup.

Dans le contexte actuel, votre expérience d’arbitre vous aide-t-elle dans votre quotidien de postier ?

J’ai toujours eu la maitrise de moi-même par mon métier à La Poste, en bureau avec les clients. Dans l’arbitrage, je suis encore plus confrontée à me maitriser.

Au tout début du confinement, j’étais conseiller clientèle mais j’ai été amenée à faire le job d’un chargée de clientèle. L’arbitrage m’a aidée à développer des compétences managériales. J’ai mis en place des files, j’ai fait des marquages au sol dans le bureau. Mes collègues, en riant, faisant le parallèle avec le terrain de football ! Je priorisais les opérations et organisait l’entrée des clients dans le bureau. Mes deux expériences se rejoignent beaucoup.

En tant qu’arbitre, dans un contexte où le respect des règles est particulièrement important, auriez-vous un message à faire passer ?

Le cœur de notre job d’arbitre, c’est de faire respecter les règles, mais pas que. Surtout pour les jeunes, il faut aussi comprendre les joueurs, même si, en tant qu’arbitre, nous n’avons pas à nous justifier quand on prend une décision. Pendant le confinement, les règles ont été mises en place pour tous et je n’hésite pas à rappeler que leur respect est important, comme sur le terrain pendant un match.

La mission de service public est un dénominateur commun entre votre activité professionnelle de postière et votre fonction arbitrale, est ce important pour vous et pourquoi ?

Les valeurs de justice, d’équité pour tout le monde, sont très importantes pour moi. Je suis fière de travailler à la Banque Postale pour ces raisons. Par exemple, une personne qui arrive sur le territoire français sans argent, peut être aidée dans les démarches, avoir un compte. Ces valeurs d’équité, on les retrouve d’ailleurs dans le programme l’Envol de la Banque Postale pour l’égalité des chances des jeunes étudiants, auquel je participe depuis fin 2017


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